18/06/2008

Le 18 juin : plusieurs anniversaires à fêter.

Beaucoup de personnes font la fête le 18 juin. Pour la plupart d'entre elles, il s'agit de fêter l'appel à la résistance lancé par le général de Gaulle qui devait servir plus tard à la droite à se refaire une virginité politique. Un certain nombre d'autre manifestent pour la dépénalisation des drogues douces, notamment le cannabis, à l'occasion d'une fête justement nommée l'appel du 18 joints. Cette seconde célébration a le soutien de la TUUD, comme celui de la majorité de l'UNEF d'ailleurs.

Néanmoins, il ne faudrait pas négliger un autre évènement important ayant eu lieu au cours d'un 18 juin. En effet, en 1936, c'est ce jour là qui fut choisit pour dissoudre les ligues d'extrême-droite par le Front Populaire au pouvoir en France. Aujourd'hui, l'heure semble plus être à la réhabilitation des idées politiques de ces dernières par le parti au pouvoir, notamment à l'aide de slogans de sinistre mémoire tel que "la France tu l'aime ou tu la quitte". Le ton est donné.

Comme à l'époque, le combat contre l'autoritarisme, le racisme et la xénophobie reste plus que jamais d'actualité à l'heure ou des familles sont raflées chez elles, devant les écoles ou sur la place publique par les nervis de l'ordre sarkozien. Le slogan "pas de quartier pour les fachos et pas de facho dans nos quartiers" reste d'actualité mais malheureusement, il semble que les plus dangereux porteurs des idées de l'extrême -droite se trouvent au gouvernement. Ne les laissons pas gagner, ne nous résignons pas.

Les grandes vacances arrivent bientôt, que ce soit pour travailler ou pour prendre un peu de repos, c'est généralement une période de faible activité chez les étudiants. Pour autant, que le gouvernement et sa clique ne croient pas nous voir endormis, une rentrée sociale puissante se prépare. Tous ensemble, n'attendons pas 2012 pour contrer la politique du patronat et de ses représentants. Rappelons nous de l'esprit qui animait le mouvement social en 1936, barrons la route à la droite. No pasaran, ils ne passeront pas !

01/05/2008

Premier mai : la lutte pour les droits des travailleurs

Plus qu'un simple jour férié entre deux armistices ou quelques fêtes religieuse, le 1er mai est le symbole de la lutte des travailleurs pour leurs droits. Même si l'État français actuel tente d'en faire une simple occasion festive, nous ne devons pas oublier que le 1er mai fût auparavant chômé parce que les travailleurs se mettaient en grève pour améliorer leurs conditions d'existence.

A ce sujet, il convient de rappeler que le symbole actuel de la fête du 1er mai -la fleur de muguet- n'était pas le symbole que c'étaient choisi les travailleurs. En effet, la "fête du travail et de la concorde sociale" fût instaurée comme simple jour férié par le maréchal Pétain en 1941 et c'est là que le muguet fût choisi comme symbole de cette fête. Auparavant, les travailleurs utilisaient une fleur qui portait leur couleur : l'églantine rouge.

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La fleur que portent les manifestants a sans doute peu d'importance, pourvu que l'on se rappel pourquoi ils luttent. Au delà du symbole, c'est l'amélioration réelle des conditions de vie qu'il faut conquérir. En ces temps de crise économique, espérons que l'action conjointe des travailleurs et de la jeunesse pourra commencée à inverser le tournant pris par la politique de notre gouvernement et ce, dès ce premier mai.