30/11/2008

Manifestation le 10 décembre

Le Collectif de l'éducation, rassemblant les principaux syndicat de ce secteur, ainsi que des organisations lycéennes et de parents d'élèves, appel à une journée nationale de manifestation le mercredi 10 décembre contre les mesures éducatives du gouvernement.

S'il est positif de pouvoir rassembler largement les acteurs de l'éducation nationale (personnels, parents, élèves) autour d'une même revendication, il ne faut pas perdre de vue que les mesures actuelles du gouvernement s'inscrivent dans un cadre plus large que l'éducation. La politique de démantèlement des services publics au profit du patronat nous concerne tous : lycéens, étudiants, fonctionnaires et salariés. Pour pouvoir mettre un coup d'arrêt à cette politique, il faudra construire un mouvement d'ensemble entre toutes ces catégories, suffisamment fort et soudé pour imposer nos revendications.

Tous ensemble et en même temps, voilà ce que devra être notre mot d'ordre. En attendant, n'oubliez pas le jour du rendez-vous : mercredi 10 décembre pour défendre le service public d'éducation.

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27/09/2008

2 échéances nationales.

Deux importantes manifestations nationales sont prévues au cours du mois d'octobre :

- Le 7 octobre, à l'appel de la CGT, la CFE-CGC, la CFDT, la FSU, Solidaires et l'UNSA pour défendre le pouvoir d'achat, le service public et la protection sociale.

- Le 19 octobre à l'appel de plus d'une vingtaine d'associations et syndicats afin de défendre l'éducation, de la maternelle à l'université.

Au-delà de ces journées d'actions séparées, il faudra bien évidemment construire un mouvement d'ensemble des travailleurs et de la jeunesse étudiante et lycéenne afin de mettre un coup d'arrêt à la politique du gouvernement Fillon et du président de la république Nicolas Sarkozy.

28/08/2008

Journée de mobilisation du 11 septembre.

Réunie le 26 août dans l'après-midi, l'intersyndicale de l'éducation nationale rassemblant la FSU, l'UNSA-Éducation, le SGEN-CFDT, la FERC-CGT, FO, SUD Éducation et la FAEN ainsi que des représentants de l'UNEF a décidé d'appeler à une journée d'action le 11 septembre prochain pour défendre le service public de l'éducation.

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Évidemment, une simple journée d'action nationale isolée ne suffira pas à faire reculer la droite au pouvoir, néanmoins, cela constitue un premier rendez-vous à ne pas manquer pour lancer une mobilisation générale dès la rentrée. En effet, il faut revenir sur les suppression de poste dans l'enseignement secondaire et organiser une création de poste correspondant au besoin de la population, il faut également revenir sur les réformes libérales de l'université telles que la LRU et le Plan de Réussite en Licence. Enfin, il faut exiger la rénovation de tous les campus dégradés sans condition, contrairement à ce que prévoit le plan campus actuel qui vise à financer de nouvelles infrastructures pour les établissements qui en ont souvent le moins besoin.

Au delà de mesures immédiates, c'est l'ensemble du modèle éducatif actuel qu'il faut revoir afin qu'il permette à tous non seulement d'accéder à l'éducation mais aussi d'y réussir et ce, de la maternelle jusqu'à l'université.

15/04/2008

Rapport Pochard sur l'éducation nationale : Porcherie !

Le conseiller d'État Marcel Pochard a récemment rendu le rapport de la commission qu'il présidait sur la "redéfinition du métier d'enseignant". La grande maxime qui semble avoir guidé M. Pochard dans sa rédaction peut se résumer ainsi : "l'égalité réelle c'est ringard, il faudra vous contenter d'une égalité théorique".

Parmi les propositions phares de ce rapport figure la suppression de la carte scolaire, sacrifiée sur l'autel de la "liberté". Hors, qui va profiter de cette liberté nouvelle ? En effet, il est bien connu qu'en France, tous les lycées publiques n'ont pas la même qualité d'enseignement et surtout, pas les mêmes moyens financiers. Plutôt que de s'attaquer à cette situation injuste, M. Pochard et son ministre de tutelle Xavier Darcos préfèrent baisser les bras et abandonner la dernière garantie d'égalité existant entre les élèves, l'égalité géographique, même imparfaite.

Ne nous y trompons pas, la liberté d'inscrire son enfant dans l'établissement de son choix n'existera que pour une minorité de parents. En effet, une fois la carte scolaire supprimée il y aura toujours les mêmes inégalités entre établissements et même si tous les parents pourront faire une demande d'inscription, il n'y aura pas plus de place. Qui pourra alors bénéficier de ces "bonnes places" limitées ? Encore et toujours les familles les plus favorisées, toujours plus capables d'utiliser le système que les familles moins favorisées.

Par conséquent, le seul changement induit par cette suppression sera la suivante : les enfants issues de la classe populaire qui avaient la chance d'habiter dans la zone d'un "bon lycée" n'auront plus automatiquement la possibilité de s'y inscrire. Qualifier ce retour à l'élitisme du début siècle dernier de "nouveauté", c'est prendre les français pour des imbéciles.

La véritable nouveauté serait de donner suffisamment de moyens à l'éducation nationale, de la maternelle jusqu'à l'université, pour garantir un enseignement de qualité pour chacun et permettre ainsi la réussite de tous. Les lycéens, les étudiants comme l'ensemble de la jeunesse ne se contenteront pas de cette "égalité théorique" qu'on nous vend depuis deux siècle.

Une chose est sure, au combat pour la transformation sociale et la conquête de l'égalité réelle , la TUUD répondra présente.