13/02/2008

Le bulletin de février est sorti !

Lors de chaque Collectif National de l'UNEF (une fois tout les 4 mois), la Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique publie un bulletin de tendance afin de donner son opinion sur les questions qui y sont abordées.
Ci-dessous vous trouverez l'édito du numéro du CN de février ainsi que le bulletin au format PDF. Bonne lecture.

Edito :

Les mobilisations des étudiants et des cheminots du premier semestre ont permis de prouver qu’il était possible de résister à Sarkozy et son projet. C’en est fini de l’état de grâce ! Ces mobilisations sont des points d’appui pour la suite : le mouvement contre la LRU a montré que les étudiants refusaient la privatisation des universités.
Cependant, la réalité concrète au niveau des facs s’impose : la LRU constitue un recul important. Elle permet d’introduire des financements privés, d’accroître la présence patronale dans les conseils et de creuser les inégalités entre universités, entre filières et entre étudiants. Le gouvernement continue à appliquer peu à peu son programme de casse sociale tous azimuts.
Dans le contexte électoral sur les universités, comment l’UNEF doit-elle organiser la résistance ? Nous devons expliquer le projet des libéraux pour conscientiser et remobiliser les étudiants, en partant de l’opposition à l’Opération Campus...


La suite ici !

30/01/2008

Non à la franchise médicale !

La réforme de la sécurité sociale engagée par le gouvernement de François Fillon appelée "franchise médicale" vise officiellement à "responsabiliser" les malades. Comment fait-on pour "responsabiliser" un malade ? Simple, en lui faisant payer lui-même ses soins.

Concrètement par quoi cela se traduit-il ? Premièrement, un transport sanitaire ne sera plus remboursée totalement comme c'était le cas auparavant, une franchise de deux euro ne sera pas remboursée ; deuxièmement, sur chaque boite de médicament acheté, cinquante centimes ne seront pas non plus remboursés. Il faut ajouter à cela un euros non remboursé par consultation chez un médecin conventionné. Le tout avec tout de même une limite de 50 euros de franchise par an. Cette loi est inégalitaire et nuisible, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, cette franchise ne fait que réduire encore la solidarité entre les citoyens, cinquante euros par an par malade c'est autant de recul pour les droits collectifs. Ensuite, cette mesure ne pénalise ou ne "responsabilise" que les plus pauvres. En effet, cette mesure ne changera pratiquement rien à la vie des plus aisés. Il semble que la "responsabilité" si chère à notre gouvernement ne soient pas exigée pour tous mais seulement pour ceux qui n'ont pas les moyens d'y échapper. Enfin, cette mesure constitue une menace pour la santé publique, c'est une incitation à ne pas se soigner pour ceux qui ont besoin d'aller souvent chez le médecin ou d'acheter beaucoup de médicament. Ne l'oublions pas, les femmes et les hommes ne vont pas chez le médecin que pour se faire prescrire des arrêts de travail et ne se rendent pas chez le pharmacien uniquement pour acheter de quoi soulager des maux de tête. Un bon nombre de personnes (vieux, malades du SIDA...) sont obligés de suivre des traitement lourd et de consulter très régulièrement des médecins, ce sont ces personnes là qui vont le plus souffrir de cette réforme. La responsabilité en l'occurence est donc celle du gouvernement, responsabilité envers tous les citoyens, quelque soient leur âge ou leur pathologie.

Inacceptable sur le fond et catastrophique dans la pratique, cette réforme n'est qu'une des nombreuses attaques que la droite au pouvoir lance contre les intérêts de la majorité. Les étudiants que rassemble la TUUD combattrons donc fermement cette politique, pas par "principe" mais bel et bien parce que les étudiants font partie des populations à qui cette réforme va être le plus nuisible. L'enquête réalisée par la LMDE (La Mutuelle Des Etudiants) montre que près d'un étudiant sur quatre a déjà renoncer à se soigner pour raison financière, cette franchise médicale ne peut donc que nous être défavorable. Les intérêts des étudiant ne sont pas différents de ceux de la majorité de la population, c'est ensemble que nous souffrons, c'est ensemble que nous nous battrons !

Pour en savoir plus :
- Lettre d'un malade responsable
- La réforme elle-même

30/12/2007

Réseau Université Sans Frontières

Le Réseau Université Sans Frontières (RUSF) est un collectif d'organisations regroupant en son sein des associations, des syndicats et des partis politiques, son but est de lutter contre les discriminations dont souffrent les étudiants étrangers en France, notamment en empêchant les expulsions dont ces derniers sont parfois victimes.
Au-delà de cette défense individuelle, RUSF cherche aussi a porter au niveau national les revendications des étudiants étrangers pour permettre une politique plus juste et plus humaine envers ces derniers.

Dans le cadre de leur engagement syndical, les militants de la TUUD militent pour l'égalité des droits entre les étudiants français et étrangers. Ce travail se fait notamment par le biais du RUSF.
Avec la politique de forte répression contre les étrangers organisée par le gouvernement Fillon -comprenant notamment des quotas d'expulsion- l'organisation tant au niveau local que national pour défendre les droits des étudiants étrangers est plus que jamais nécessaire. Chacun doit se saisir de la question et s'engager pour contrer cette politique inhumaine.
La TUUD encourage donc vivement tous les étudiants à s'investir au sein de RUSF.

Plus d'informations :
- Site national de RUSF
- Appel de création du RUSF

30/11/2007

Appel de 200 militants de l'UNEF pour l'abrogation de la LRU

L'appel suivant a été rédigé par des militants de l'UNEF -dont certains sont engagés au sein de la TUUD- son but est d'interpeler l'ensemble des étudiants, syndiqués ou non, militants ou non, sur la nécessité de se mobiliser pour obtenir l'abrogation de la loi Pécresse.


Pour l'abrogation de la LRU, amplifions la mobilisation !

En tant que militants syndicaux, nous sommes opposés à la Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités, « loi Pécresse », votée pendant l'été. Ce texte est tout le contraire de ce dont les universités françaises ont besoin.

En renforçant le poids des personnalités extérieures au détriment des étudiants et des personnels, et en encourageant le recours au financement privé, la loi entraine les universités vers une privatisation des formations. En institutionnalisant la pré-inscription des lycéens, elle ouvre une porte vers l'instauration de la sélection à l'entrée.

Nous considérons que cette loi n'est ni amendable, ni négociable. Nous appellons à amplifier la mobilisation, en vue d'obtenir l'abrogation de la Loi Pécresse.

Voir ci-dessous la liste des premiers signataires :

Liste complète des 200 premiers signataires

Pour signer cet appel, envoyez vos nom, prénom et université à l'adresse tuud.unef@gmail.com