30/10/2008

RUSF - La SMERRA, élève zélé de Brice Hortefeux !

Texte publié originellement sur le site de RUSF à cette adresse : cliquez ici.

Au mois de Juin dernier, la préfecture de l’Isère, après avoir refusé le renouvellement du titre de séjour de Mlle N.E. a contacté la SMERRA (seconde mutuelle étudiante de Rhône Alpes, qui fait partie du réseau national de mutuelles telles que la SMEBA, la SMEREP, la SMENO...) qui a alors supprimé les droits de Mlle N.E., pourtant régulièrement inscrite à la faculté de Chambéry et s’étant acquitté de ses droits envers la mutuelle jusqu’à fin 2008.

Mlle N.E. était alors enceinte et bénéficiait d’un suivi médical régulier à l’hôpital de Grenoble. Sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) depuis février 2008, elle a entamé une procédure juridique contre cette OQTF, afin de poursuivre ses études en France.

Scandalisé par cette nouvelle attaque contre les conditions de vie des étrangères et étrangers en France, coordonnée entre la préfecture de l’Isère et une entreprise privée, le RUSF a pris contact avec la SMERRA pour trouver une solution. N’ayant pas donné suite à notre courrier, des dispositions ont été prises avec les services sociaux pour permettre à Mlle N.E de se soigner, elle et l’enfant qu’elle porte. Parallèlement, le RUSF a publié un tract informant les étudiantEs de la situation et de la bonne volonté de la SMERRA pour appliquer les lois sur l’immigration qui conduisent à l’expulsion d’étudiants étrangers (« La Smerra favorise l’expulsion des étudiants étrangers »).

La SMERRA menace aujourd’hui de porter plainte pour « diffamation et insulte » contre le texte du RUSF. Si la SMERRA considère comme insultant et diffamatoire de respecter la loi, elle doit s’en inquiéter auprès des pouvoirs publics. En aucun cas les menaces procédurières sur le RUSF, qui relaie une information avérée (en l’occurrence que les droits d’une personne enceinte, mis à mal par le pouvoir administratif, se sont vues coupées, favorisant ainsi son expulsion hors de France) ne nous ferons reculer.

Pour le RUSF 38, il n’existe pas de sans-papier. C’est l’Etat qui crée cette situation en refusant de délivrer des titres de séjours à des personnes qui ont, bien sûr, une identité et les papiers qui vont avec.

Cette pratique est intolérable et nous refusons de nous soumettre à ces pressions. La SMERRA n’a fait qu’obéir à la préfecture. Si elle en a honte, si elle ne veut pas que ça se sache, il lui suffit de mettre fin à ces pratiques.

Nous n’en resterons pas là.

RUSF-38

Réseau Universités Sans Frontières 38 (Isère)

06/10/2008

Bulletin de la TUUD d'Octobre 2008

Lors de chaque Collectif National (CN), la Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique publie un bulletin de tendance destiné à exposer ses orientations à propos du syndicat et de l'université. Ci-dessous, vous pouvez trouver le dernier numéro de ce bulletin publier les 4 et 5 octobre 2008 lors du CN.

- pour accéder au bulletin : cliquez ici.

27/09/2008

2 échéances nationales.

Deux importantes manifestations nationales sont prévues au cours du mois d'octobre :

- Le 7 octobre, à l'appel de la CGT, la CFE-CGC, la CFDT, la FSU, Solidaires et l'UNSA pour défendre le pouvoir d'achat, le service public et la protection sociale.

- Le 19 octobre à l'appel de plus d'une vingtaine d'associations et syndicats afin de défendre l'éducation, de la maternelle à l'université.

Au-delà de ces journées d'actions séparées, il faudra bien évidemment construire un mouvement d'ensemble des travailleurs et de la jeunesse étudiante et lycéenne afin de mettre un coup d'arrêt à la politique du gouvernement Fillon et du président de la république Nicolas Sarkozy.

28/08/2008

Journée de mobilisation du 11 septembre.

Réunie le 26 août dans l'après-midi, l'intersyndicale de l'éducation nationale rassemblant la FSU, l'UNSA-Éducation, le SGEN-CFDT, la FERC-CGT, FO, SUD Éducation et la FAEN ainsi que des représentants de l'UNEF a décidé d'appeler à une journée d'action le 11 septembre prochain pour défendre le service public de l'éducation.

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Évidemment, une simple journée d'action nationale isolée ne suffira pas à faire reculer la droite au pouvoir, néanmoins, cela constitue un premier rendez-vous à ne pas manquer pour lancer une mobilisation générale dès la rentrée. En effet, il faut revenir sur les suppression de poste dans l'enseignement secondaire et organiser une création de poste correspondant au besoin de la population, il faut également revenir sur les réformes libérales de l'université telles que la LRU et le Plan de Réussite en Licence. Enfin, il faut exiger la rénovation de tous les campus dégradés sans condition, contrairement à ce que prévoit le plan campus actuel qui vise à financer de nouvelles infrastructures pour les établissements qui en ont souvent le moins besoin.

Au delà de mesures immédiates, c'est l'ensemble du modèle éducatif actuel qu'il faut revoir afin qu'il permette à tous non seulement d'accéder à l'éducation mais aussi d'y réussir et ce, de la maternelle jusqu'à l'université.

22/07/2008

Une rentrée qui s'annonce difficile.

Autant le dire tout net, la rentrée 2008 s'annonce d'ores et déjà difficile pour les étudiants de France. Poursuivant sa politique de casse du service publique, le gouvernement Fillon – par le biais de la ministre Pécresse – semble bien décidé à en finir avec l'enseignement supérieur ouvert à tous. Qu'il s'agisse d'instaurer une sélection déguiser à l'entrée des universités ou de diminuer les aides à destination des étudiant, tout l'arsenal de la droite au pouvoir est mis en branle.

Cela commence avec l'application d'une des mesures inscrite dans la loi LRU (Liberté et Responsabilité des Universités), « l'orientation active », qui sous couvert de conseiller les nouveaux bachelier, vise en réalité à dissuader une partie d'entre eux de s'inscrire à l'université. Il s'agit donc d'une première barrière d'ordre administratif mise à l'entrée de l'université.

Une seconde barrière a été instaurée de manière plus insidieuse par le gouvernement, il s'agit de la baisse des aides sociales en direction des étudiants. Sous couvert de remaniement des critères d'attribution, le ministère de l'enseignement supérieur exclu un certain nombre d'étudiants du système d'aide social, notamment les étudiants handicapés et ayant une famille à charge. Il s'agit là d'une barrière sociale, d'un accroissement de la sélection par l'argent à l'université.

Dès à présent, on peut voir que le nombre d'inscrit à l'université diminue dans de nombreux endroits en France, conséquence directe de la politique de messieurs Sarkozy, Fillon et de leur séide Valérie Pécresse. Ces bacheliers non-inscrits à l'université vont-ils trouver un travail ? Un autre type de formation ? Cette baisse du nombre des nouveaux étudiants sera-t-elle profitable à la génération qui arrive ? Tout laisse à penser que non.

La plupart des études le montrent, ceux qui sortent du système scolaire sans véritable formation sont pour la plupart destinés à la misère du chômage ou à celle – à peine plus faible – du travail précaire. Voilà ce que les mesures du gouvernement destinent aux jeunes : la misère ou l'exploitation. Le système universitaire doit changer, il doit permettre à chacun d'accéder à l'enseignement supérieur et d'y réussir, pour cela, il faut assurer à chacun la possibilité matérielle d'étudier.

Cela passe entre autre par la construction massive de logements étudiants, l'augmentation de l'aide à destination des étudiants et la réduction du coût des études, mais cela passe surtout et de manière urgente par l'arrêt de la politique actuelle du gouvernement. Dès à présent sur les chaines d'inscription et dès la rentrée sur les universités, il faudra se mobiliser pour que ces revendications deviennent une réalité.