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23/05/2008
Succès des manifestations d'hier et perspectives.
Les manifestations d'hier, appelées par l'ensemble des syndicats de salariés et par plusieurs organisations de jeunesse peuvent être considérées comme un succès. Plus qu'un simple signe de mécontentement contre un gouvernement de plus en plus impopulaire, cette contestation des salariés et des jeunes traduit des craintes légitimes quant à l'avenir et une volonté de plus en plus forte de rejeter le dogme libéral prôné par la droite.
Longtemps, le patronat et ses représentants syndicaux et politiques (MEDEF, UMP) ont tentés de nous faire croire que tout le monde pouvait gagner à la liquidation du service publique et globalement de toutes les avancées sociales obtenues par les salariés. Après tout, la concurrence n'allait elle pas faire baisser les prix et augmenter la qualité de l'offre ? L'exemple de la privatisation des télécommunications où les grands groupes s'entendent pour maintenir les prix les plus élevés devrait pourtant nous servir d'exemple.
Le but du patronat est de faire augmenter ses profits, hors ces profits proviennent des richesses produites par l'entreprise, de même que les salaires des travailleurs. Il y a là une contradiction essentielle, augmenter les profits, c'est faire baisser les salaires et inversement. En période d'abondance économique, ce phénomène peut être masqué par le fait que comme la richesse augmente, les profits décollent et qu'ainsi, les patrons peuvent se permettre de concéder quelques petites augmentations. En temps de crise comme à l'heure actuelle, c'est le règne du chacun pour soi.

Dès lors, deux légitimités s'affrontent, celle du patron pour qui il est légitime de faire plus de profits puisque c'est lui le propriétaire de l'entreprise et celle des salariés à qui il semble normal d'augmenter leurs salaires puisqu'ils produisent les biens vendus. Ainsi, lorsqu'il y a deux camps qui se jugent chacun dans leur bon droit, seul le rapport de force entre les deux détermine quels intérêts prendront le pas. C'est un cas où il n'est pas possible de satisfaire tout le monde, surtout en période de crise économique, il faut choisir un camp.
En ce qui la concerne, la Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique a fait son choix depuis longtemps, celui du camp des travailleurs avec qui les étudiants partagent plus d'intérêts qu'avec celui des patrons. Après tout, l'immense majorité de ceux qui étudient aujourd'hui ne sont ils pas de futurs salariés, touchés de plein fouet par les reculs sociaux infligés par le gouvernement ? C'est pourquoi ce mot d'ordre garde aujourd'hui tout son sens "lycéens, étudiants, chômeurs et salariés, c'est tous ensemble qu'il faut lutter, c'est tous ensemble qu'on va gagner".
En plus :
- Le nombre de manifestants ville par ville
10:00 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, salarié, étudiant
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