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01/04/2008
Réévaluation des bourses : attention danger !
Comme chaque année, les étudiants qui souhaitent faire une demande de bourse sur critères sociaux pour l’année universitaire suivante doivent impérativement penser à saisir leur dosier social étudiant avant le 30 avril 2008. Faute de quoi le versement de leur bourse en début d’année, déjà assez aléatoire, risque d’être retardé.
Bien qu’étant largement injuste -car ne tenant compte que de la situation des parents et pas du tout de celle des étudiants- le système des bourses représente la majeure partie de l’aide sociale étudiante et représente un revenu vital pour un grand nombre d’étudiants. La réforme des bourses effectuée cette année par la ministre Pécresse est d’ailleurs loin de régler ce problème de précarité étudiante, bien au contraire.
Certes, cette mesure instaure une augmentation des sommes versés aux étudiants pouvant bénéficier d’une bourse (maximum 161 euros en plus par an pour les boursiers les mieux lotis ce qui est toujours mieux que rien mais loin d’être suffisant) mais elle ne règle pas le problème de l’injustice des critères d’attribution ni n’augmente le nombre total de boursiers.
Pire, en réduisant l’importance de certains critères d’attribution comme le handicap ou le fait d’avoir des enfants ou des parents à charge, cette mesure va faire perdre leur droit à une bourse à un certain nombre d’étudiants et faire chuter le niveau de cette bourse pour plusieurs autres. On le voit, l’aumône donner avec réticence de la main gauche est vite reprise par la main droite.
La nécessité d’une révolution sociale et pédagogique dans l’enseignement supérieur se fait donc sentir de manière d’autant plus pressante. On ne règlera pas les problèmes de toute une génération de jeunes précarisés avec des mesurettes et quelques tours de prestidigitation. Pour cela, il faudra instaurer un nouveau système de sécurité sociale de la jeunesse permettant à tous de réussir. Bien évidemment, un tel changement social ne pourra être pleinement effectué que si toute la société y participe, pour sortir de l’impasse dans laquelle nous confine la société capitaliste et le dogme libérale il faudra une action concertée des travailleurs, des étudiants et des lycéens.
La Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique fera tout pour mettre en place les conditions de cette union afin que cette transformation sociale au service du plus grand nombre puisse avoir lieu, à l’université comme ailleurs.
Plus d'infos :
- site du CNOUS ;
- sur le site de l'UNEF.
14:05 Publié dans Enseignement supérieur | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : Bourses, TUUD, étudiant
Commentaires
bonjour
est-ce que les élus de la TUUD prévoient de voter pour une liste anti-LRU aux CNESER et CNOUS? (sachant que FSE et SUD prévoient d'en monter une)
traduction:
Quand la TUUD prendre-t-elle le parti des étudiants et non le parti des bureaucrates?
merci
Ecrit par : ferréol | 07/04/2008
Cher Ferréol,
la TUUD est un groupe syndicale doté d'une stratégie syndicale bien établie sur le long terme. Contrairement à beaucoup de petits syndicats sectaires comme SUD et la FSE, nous ne faisons et ne défaisons pas nos alliances au gré des derniers évènements ou parce qu'un contexte favorable nous permettrait de gagner 4 ou 5% de plus aux élections.
Les militants de la TUUD ont fait le choix de se constituer en tendance de l'UNEF. C'est un choix difficile car la majorité du syndicat nous est largement hostile, pourtant, c'est le meilleur possible parce que l'UNEF est la seule organisation étudiante suffisamment développée pour structurer le milieu étudiant et le doter d'une direction efficace. Elle en a du moins le potentiel, ce potentiel qui est inexistant chez SUD et la FSE même réunis.
Le travail mené dans l'UNEF par la TUUD a donné d'assez bons résultats, que ce soit lors des mobilisations étudiantes comme sur la LRU ou que ce soit localement et nationalement dans l'UNEF en convainquant toujours plus de militants de nous rejoindre pour renverser la majorité dans l'UNEF.
Il serait donc stupide de mettre en péril ce travail accomplit par la TUUD pour se lancer dans une aventure électorale qui permettrait au mieux de donner un élu CNESER à SUD et/ou à la FSE afin que ces syndicats groupusculaires puissent s'enfoncer plus encore dans leurs erreurs tratégiques.
Par conséquent, la TUUD n'envisage pas de faire partie d'une liste commune avec la FSE, SUD ou autre tant que les conditions qui l'ont amenées à se constituer en tendance dans l'UNEF n'ont pas changées.
J'espère avoir répondu à ta question.
Ecrit par : Martin Crouzet | 08/04/2008
"Le travail mené dans l'UNEF par la TUUD a donné d'assez bons résultats, que ce soit lors des mobilisations étudiantes comme sur la LRU"
Tu veux dire : convaincre les mandatés "majo" à la coord nationale de voter pour les mandatés "tuud" pour le porte-parolat, en échange d'un soutien indéfectible à la ligne de trahison finalement appliquée par la majo ?
Oui, quelle brillante stratégie ! On voit que ça fontionne. On a déjà obtenu plein d'avancéesdans les critères de bourses.
A soutenir indéfectiblement une orga bureaucratique, on en prend les travers...
Ecrit par : Entrisme quand tu nous tiens ... | 11/04/2008
Bon, déjà un peu de pédagogie pour ceux qui ne connaissent pas forcement les rouages des élections universitaires.
Le CNESER est le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, il est composé de 60 membres dont 11 élus étudiants. Il a un rôle consultatif sur tous ce qui concerne la politique menée pour l’enseignement supérieur. Les 11 élus étudiants sont élus par les élus (désolé pour la redondance) étudiants des conseils centraux (CA, CEVU, CS) de chaque université.
http://www.unef.fr/delia-CMS/index/topic_id-132,151/cneser.html
Le CNOUS est le Conseil National des Œuvres Universitaires Sociale qui définit la politique générale du réseau des CROUS et assure la répartition des crédits budgétaires affectés aux CROUS. Il y siège 29 membres dont 8 représentants étudiants qui sont élus de la même manière par les élus étudiants de tous les CROUS de France. http://www.cnous.fr/_cnous_10.htm
C’est pour ça que chaque élection universitaire a toujours deux aspects ; local et national.
Ensuite il convient de rappeler certaines choses. Les camarades de la tuud font partie à part entière du 1er syndicat étudiant (voire le résultat des élections au CROUS) pour les raisons qu’a (très bien) expliqué Martin. Les camarades élus le sont donc sur des listes « UNEF et associations étudiantes ». En cela ils se sont engagés auprès des étudiants à soutenir un projet dans les conseils tout en ayant conscience que ce seul travail d’élu ne suffirait évidemment pas s’il n’est pas accompagné de la construction d’un rapport de force.
Néanmoins, nous n’allons pas dans les conseils juste pour « prendre les infos » « prendre l’argent (des subventions d’élu) et se barrer » ou pour « garder notre local » (c’est pour ça que lorsque sud ou la FSE parle de bureaucratie ça me fait toujours un peu rire). Nous nous fichons un peu de ce que devrait être la pureté du syndicalisme de lutte et nous essayons de gagner tous ce qui peut l’être dans les conseils (pas grand-chose nous sommes d’accord) et sommes les premiers à pousser à la mobilisation lorsqu’elle est nécessaire ; aussi bien dans le syndicat que chez les étudiants. (Au fait j’attends toujours la campagne national du syndicalisme de lutte sur le Plan Licence ou l’Opération Campus, perso à Dijon nous avons commencé le travail d’info il y un mois, et nous avons profité des élections pour le pousser).
Les élus qui font partie de la tuud ne voteront pas pour une liste « anti-LRU » qui n’a d’autre but que de grappiller des intérêts « bureaucratiques » de ceux qui lors des élections au CROUS de 2006 n’avaient pas hésité à se vendre en refusant le boycott en plein mouvement anti CPE. Cela avait notamment favorisé les listes gouvernementales (FAGE, PDE, UNI) qui sont devenues majoritaires et ont donc permis la mise en place des nouveaux critères de bourses. Heureusement le travail mené par la tuud a permis que l’UNEF s’empare de ce sujet lors des élections au CROUS et dénonce cette réduction des critères qui pourrait amener 20 000 étudiants à voir leur bourse diminuée ou même la perdre définitivement.
Ils voteront pour les candidats du syndicat qui a la capacité (en terme de rapport de force comme d'attitude vis à vis de l'administration) d'en limiter les effets négatifs et de gagner de nouveaux droits, même en cette période sombre, pour les étudiants.
Enfin sur les coord, il était très marrant de remarquer que Sud argumentait en chœur avec les mandatés de la majorité nationale sur la nécessité des mandats impératifs et d’un nombre de porte paroles le plus élevé possible pour ne surtout pas donner une direction propre au mouvement.
A trop fixer son action sur une orga, on en devient son allié objectif…
Ecrit par : charly | 11/04/2008
je tombe par hasard sur ce site et sur ce sujet de "simplification des critères d'attribution des bourses".
Je suis écoeuré de voir qu'un syndicat national prétendant défendre l'interet des étudiants ai approuvé auprès de la ministre de l'enseignement superieur et de la recherche cette reforme au mois de décembre... et ce dans le plus grand silence !!! ;
et qui, depuis quelques semaines s'inquietent des conséquences de cette réforme dans le plus grand silence qu'il soit également !!!
Il est vrai je vous l'accorde qu'il est difficile pour un syndicat, de combattre une décision qui a été approuvée quelque mois plus tôt par ce même syndicat !!!
ah moins qu'il y ai eu quelques accord politico-financier : "vous accepter ou je retire le 6e échellon" !!!
une création d'un 6e échellon qui, au passant, contrairement à votre propagande, n'apportera aucun boursier supplémentaire puisqu'il s'agit simplement d'un dédoublement de l'échellon 5 !!!
Par ailleur avant de "créer" un 6e échelon, il serait bien que les CROUS recoivent assez de crédit pour payer les 2 premiers echelons !!!
"Donner à Paul en rétirant à jacques" : tel est le résumé qu'on peut tirer de vos négociations avec Valérie Pecresse...
Ecrit par : écoeurement et mise au point | 16/04/2008
Il n'est pas tout à fait juste de dire que ce son "nos" négociations qui ont amenées ce résultat. En tant que tendance, la TUUD a toujours dénoncer cette réforme comme un marché de dupe.
N'ayant jamais encouragé cette réforme, nous ne sommes pas responsable de ses conséquences négatives, bien au contraire, nous ferons tout notre possible pour nous y opposer.
Ecrit par : Martin Crouzet | 16/04/2008
certes... mais votre tendance est une partie intégrante de l'UNEF. Et s'opposer à cette reforme avec le logo "unef" même si vous avez votre tendance TUUD à coté (devrais-je dire plutôt "collé"), n'est-ce pas..... contradictoire. Comment pouvez-vous agir en portant avec vous le syndicat qui a approuvé cette reforme puisque vous en faites parti.
Je n'arrive pas à concevoir qu'on puisse rester à l'interieur d'une organisation syndicale étudiante quand celle-ci démoli (car il n'y a pas d'autre mot) le mouvement contre la LRU en allant négocier pour obtenir des "compensations" plus que douteuses et en rien en rapport avec le mouvement qui était le notre.
Comment peut-on rester affilié à ce même syndicat qui ment cruellement sur la réalité de ce 6e échellon qui est loin d'être une avancée sociale envers les étudiants mais plutôt un danger pour le maintient des échelons inferieurs.
Et surtout, comment peut-on rester affilié à ce syndicat qui ose se satisfaire d'une telle discrimination dans l'attribution des bourses notamment envers les handicapés et les étudiants qui ont des enfants à charge.
Car si valérie pecresse se défend, concernant les étudiants handicapés, en disant que depuis 2006, ils peuvent percevoir la Prestation Compensatoire du Handicap (PCH), elle oublie, et l'UNEF se garde bien de le dire également, que la PCH est perceptible qu'à partir de 20 ans.
on fait quoi pour ces étudiants handicapés de moins de 20ans???
"nous ferons tout notre possible pour nous y opposer." je doute sincerement que votre champs d'action soit grand étant donné votre apparenté à l'UNEF.
Bizzarement, depuis la mise en application de cette réforme en janvier 2008, une reforme beaucoup plus dangereuse que la LRU pour les étudiants en précarité, bizzarement, l'UNEF, quelque soit les différentes tendances qui existe en son sein, parle peu, parle pas.
Il est en effet difficile de combattre quelque chose quand vos "dirigeants" et la tendance majoritaire l'on approuvé.
Ecrit par : écoeurement et mise au point | 16/04/2008
"comment peut on...", "comment peut on...", "comment peut on..."... La question n'est pas celle du comment, mais du pourquoi. "Pourquoi êtes vous dans l'UNEF", "Pourquoi êtes vous contre alors que votre direction est pour..." etc.
La réponse à ce pourquoi est simple, parce qu'il n'y a pas de meilleure chose à faire à l'heure actuelle. L'alternative, c'est soit les sectes minoritaires guère plus efficaces que l'UNEF soit l'inaction.
Si l'on privilégie sa pureté et son confort de vie, on va dans es sectes ou on est inactif. Si on veut être utile réellement pour les étudiants sur le long terme, il faut se tourner vers les syndicats majoritaires.
Ecrit par : Martin Crouzet | 16/04/2008
La dessus, je ne suis pas d'accord.
Il y a des organisations étudiantes locales non "sectaires" comme tu dis qui peuvent agir. Alors bien sur qu'il existe de petite organisation sectaires un peu partout qui se créé pour le plaisir d'exister et dont l'interet des étudiants passe au second plan ou est completement oublié. je le conçois.
Mais une organisation syndicale étudiante locale serieuse et active peut agir aussi bien sinon mieux que les grands syndicats nationaux telle que l'UNEF ou la Confédération Étudiante qui a méchement viré à droite récemment.
Ces organisations locales peuvent agir auprès des élus locaux en les informant, en les rencontrant...
Par exemple, au sujet des bourses, ces organisations étudiantes locales peuvent prendre contact avec les députés de gauche de leur région. Peut-être même des députés de droite quand on voit les divisions qui naissent au sein de la majorité sur certains sujets.
Ces élus peuvent ensuite remonté auprès de leurs collègues les préoccupations des étudiants un peu partout en france.
Et de se fait, on ne se fait plus entendre seulement dans le bureau de tel ou tel ministre mais à l'assemblée nationale. Et c'est là que nous avons le + de poids.
Il y a également des actions commune qui peuvent être faites avec des association reconnues nationalement telle que handi-sup ou le service inter-universitaire handicap(SIUH).
Et pour ca, il n'y a pas besoin de s'appeller UNEF.
"Si on veut être utile réellement pour les étudiants sur le long terme, il faut se tourner vers les syndicats majoritaires." Crois-tu sincerement que les récentes décisions et attitudes de l'UNEF soient utiles et bienfondés? certainement pas.
Les 2 dernières prises de décisions de l'UNEF qui auront justement des conséquences sur le long terme sont indiscutablement inadmissible.
Être dans un syndicat sous le seul pretexte qu'il est majoritaire et reconnu des médias est tres simpliste.
Des rencontres entre les élus locaux (maires, députés, président de conseil général et régional...) ainsi qu'avec des associtations reconnues permettent d'agir bien mieux qu'en discutant dans un bureau avec une ministre. Et ca, encore une fois, il n'est pas utile d'être sous le logo UNEF.
Ecrit par : écoeurement et mise au point | 16/04/2008
Je pense que c'est une erreur d'opposer le "travail national" au "travail local". Parfois, les deux peuvent entrer en concurrence dans une organisation trop centralisée ou trop désorganisée mais ce n'est pas comme cela que ça se passe à la TUUD.
Les Sections (AGE) de l'UNEF où la TUUD était majoritaire n'ont pas demandé la permission pour militer contre la LRU et mener la lutte dans leur fac. Là où il y a des militants de la TUUD minoritaires sur leurs AGE ont participé à des cadres unitaires voir les ont créées pour mener également le travail.
Le travail local a donc été mené sans problème et il s'est également fait au niveau national de manière a essayer de faire le boulot le plus efficace possible. Les syndicats locaux c'est bien, mais ce n'est pas suffisant.
Ecrit par : Martin Crouzet | 17/04/2008
"les syndicats locaux c'est bien mais pas suffisant"...
je dirai plutôt que les syndicats nationaux n'ont bien souvent que des interet politico-financier derrière leur prises de positions parfois incompréhensibles. Chose qu'on ne retrouve pas ou sinon tres rarement dans les organisations locales. Les étudiants n'ont pas attendu l'UNEF pour se mobiliser contre la LRU. Par contre l'UNEF a démoli le mouvement en allant discuter au ministère.
Je reviens sur le sujet des bourses car c'est la dessus que je suis le + ecoeuré... est-ce que vous vous voyez aller discuter avec des élus locaux pour agir contre cette reforme?
Mettez-vous à la place des élus locaux : une tendance au sein de l'UNEF (une tendance qui en + est minoritaire qui est la TUUD) vient discuter de leur inquiétude vis à vis de cette reforme alors que ce syndicat a approuvé la reforme !!!
c'est d'une incohérence des plus totale. Et les étudiants, que pensent les étudiants qui sont loin de militantisme et du syndicalisme : des étudiants de l'UNEF mais qui ont des idées différentes de leurs syndicat conteste une reforme que leur syndicat a signé! incompréhension totale.
Quand les idées, les attitudes, les manières de faire de son syndicat ne plaisent pas, on se retire ou alors on en change la direction. Or la direction a "changé" recemment. et quand on voit ce que ca donne, c'est sans commentaires !!!
Dans l'état actuel des choses, et au vue de ce que le principal syndicat étudiant a fait dernièrement, il vaut mieux dans l'interet des étudiants, agir localement.
C'est bien beau d'aller discuter avec un ministre qui est tenue en laisse par le président de la république et dont les 2 n'ont pas mit les pied plus d'une journée dans une fac depuis 20 ans. Mais cela n'apporte rien. Toutes ces promesses en l'air, le 6e echelon, les milions pour le logement étudiants, les frais d'inscription. Tous ce que l'UNEF a obtenu en 1 an lors des négociations, tout est faux :
le 6e echelon : un simple dédoublement de l'echelon 5.
les millions pour le logement étudiants : secretement récuperer par l'état qui a relegué il y a tout juste un mois aux municipalité la charge du logement étudiant sans aucun financement.
les frais d'inscription : augmentation de 140 euros à toulouse pour une entrée en licence. et le même constat dans de nombreuses fac. alors que la ministre avait promis à l'unef qu'il n'y aurait pas d'augmentation
C'est avec ca que vous voulez agir au niveau national? et c'est avec ce poid que vous voulez agir au niveau local?
"les syndicat locaux c'est bien mais insuffisant"... je dis : de moins en moins.
le logement étudiant n'est plus gerer par l'état. seul un syndicat local connais les probleme de logement à l'échelle d'une université. Ici, on se fout completement des moyenne nationale. c'est localement qu'on peut que agir.
les frais d'inscription : c'est désormais gerer par les université eux-même... le mot "autonomie" n'est pas là pour rien. et ca, ca se décide en conseil d'administration. pas besoin de s'appeller unef ou TUUD ou Cé...
quant aux autres dossier, nos élus locaux ne sont pas là pour faire figuration. ils sont là pour remonter au dirigeant du pays et au gouvernement les problemes qui leurs sont rapporter. et ca a + de poid que de s'enfermer 1h ou 2 dans un bureau avec un ministre dont le dernier souvenir de fonctionnement d'un fac remonte aux année 70 !
Ecrit par : écoeurement et mise au point | 18/04/2008
Ne soyons pas de mauvaise foi, les "élus locaux" ne sont pas moins soumis qu'une ministre aux décisions budgétaires gouvernementale. Mais il est vrai qu'ils ont une petite marge de manoeuvre et il est vrai aussi qu'il faut l'employer. Encore une fois je ne vois pas où est la contradiction avec un travail national.
Je pense que le replis sur soi est une chose dangereuse et que le fait de se dire que l'on va "faire du local" parce que l'échelon national c'est moche et c'est méchant c'est le début de la fin. Que feras tu lorsque ton syndicat local connaîtra aussi un revers ou prendra aussi une décision fortement contestable ? Tu en créeras un deuxième ? la question n'est pas d'être dans un syndicat parfait, la question est "est-ce que l'action militante qui est la mienne a le potentiel pour créer ce syndicat que je désire".
Pour moi, le syndicat que je cherche à construire se conçoit comme une union de syndicats autonomes bien implantés localement dans une structure nationale leur permettant de se coordonner efficacement et présent sur la totalité des universités. Sans pour autant qu'il y est une totale déconnexion entre l'échelon national et local, les syndicats unie décideraient ensemble des modalités de leur union.
Pour le construire faut-il développer SUD et la FSE dans les 60 universités sur 85 où ils sont absents ou faut-il chercher à transformer l'UNEF ? Malgré les difficultés que nous rencontrons au quotidien, la deuxième option me semble moins improbable que la première.
Une chose est sure pour moi, il ne faudra jamais se contenter de son petit pré carré local au prétexte que "là au moins ce qu'on fait c'est chouette".
Ecrit par : Martin Crouzet | 18/04/2008
"Encore une fois je ne vois pas où est la contradiction avec un travail national."
Le contradiction est dans le fait que vous agissez différemment des décisions nationales de votre syndicat. Est-ce que tu trouves logique, ou du moins dans la lignée de ce que décide votre direction, d'agir localement de facon contradictoire à ce que vous faites nationalement.
Elle est là la contradiction : vos actions locales (notamment de la TUUD) sont en désaccord des plus total avec vos "actions" ou décisions nationale (celles de l'UNEF).
Les élus locaux de l'opposition (PS, PRS, PC) ne sont certainement pas soumis aux décisions budgétaires. Entre le budget proposé initialement et celui qui est finalement adopté, il y en a des différences qui passent par les débats, les amendements... Il est là le rôle aussi des députés locaux.
Je ne dis pas que le syndicalisme natioanle est "moche et mécahant". certainement pas. Ce que je dis depuis le début, c'est que de + en +, les probleme se regle localement. par exemple ce que j'ai déjà dit précédemment : les frais d'inscription à l'université, le logement, les transports...
Il n'y a pas de replit sur soi lorsqu'un syndicat local agit également avec les élus locaux.
Un syndicat local qui agit avec par exemple le président d'un conseil régional. Les décisions qui peuvent être prise à cette échelle ont des repercuitions à l'echelle d'une region et donc de plusieurs universités.
Il est beaucoup plus serieux de prendre des décision pour les étudiants d'une région ou d'un département qui ont des problemes spécifiques. Les étudiants de Nantes ou de Strasbourg s'en foutent royalement des problemes de logement que peuvent connaitre les étudiants de Grenoble, Clermont ou Toulouse.
L'avantage qu'à un syndicat local est qu'il est beaucoup plus difficile de trouver des décision "fortement contestable". Les décision se prennent en AG. et il est beaucoup facile de prendre des décisions en accord avec le maximum de gens quand il y a 100-150-200 adhérents réunit au même endroit, dans la même ville que quand il y en a plusieur milliers comme à l'UNEF reparti sur tout un pays.
Certes il n'y a pas de syndicat parfait. Mais appartenir à un syndicat qui depuis de nombreux mois prennent des décision incompréhensible, ca c'est imparfait et regrettable. regrettable pas pour vous mais pour les étudiants.
Quant à ta vision du syndicalisme qui consiste à une union de syndicats locaux et bien intégré... c'est de l'ordre du fantasme, une abbération.
Comment veux-tu unir des syndicats locaux qui n'ont pas la même vision de l'interet des étudiants. sincerement je vois tres mal les syndicats locaux s'allier dans une même union avec la majo de l'UNEF. Ce n'est même pas concevable. Et ce serait même dangereux pour les étudiants. Car ce serait le conflit permanent entre l'interet des étudiants et les interet politico-financier qui sont les votre.
excuses-moi, je dis "votre" car aux dernières nouvelles que je connaisse, la TUUD fait partie de l'UNEF.
Ecrit par : écoeurement et mise au point | 18/04/2008
Bon, le débat commence à tourner en rond. Nous avons tous les deux exposés tous nos arguments au moins 2 fois et j'ai l'impression que nous pourrions entamer facilement un troisième cycle, ce qui ne pourrait que lasser les lecteurs de ce site et alourdir inutilement la mémoire du blog.
On pourra continuer cette discussion par mail ou sur msn si tu veux. Tu peux me laisser ton adresse si tu veux à l'adresse mail de la TUUD tuud.unef@gmail.com.
Ecrit par : Martin Crouzet | 18/04/2008