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30/01/2008
Non à la franchise médicale !
La réforme de la sécurité sociale engagée par le gouvernement de François Fillon appelée "franchise médicale" vise officiellement à "responsabiliser" les malades. Comment fait-on pour "responsabiliser" un malade ? Simple, en lui faisant payer lui-même ses soins.
Concrètement par quoi cela se traduit-il ? Premièrement, un transport sanitaire ne sera plus remboursée totalement comme c'était le cas auparavant, une franchise de deux euro ne sera pas remboursée ; deuxièmement, sur chaque boite de médicament acheté, cinquante centimes ne seront pas non plus remboursés. Il faut ajouter à cela un euros non remboursé par consultation chez un médecin conventionné. Le tout avec tout de même une limite de 50 euros de franchise par an. Cette loi est inégalitaire et nuisible, et ce pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, cette franchise ne fait que réduire encore la solidarité entre les citoyens, cinquante euros par an par malade c'est autant de recul pour les droits collectifs. Ensuite, cette mesure ne pénalise ou ne "responsabilise" que les plus pauvres. En effet, cette mesure ne changera pratiquement rien à la vie des plus aisés. Il semble que la "responsabilité" si chère à notre gouvernement ne soient pas exigée pour tous mais seulement pour ceux qui n'ont pas les moyens d'y échapper. Enfin, cette mesure constitue une menace pour la santé publique, c'est une incitation à ne pas se soigner pour ceux qui ont besoin d'aller souvent chez le médecin ou d'acheter beaucoup de médicament. Ne l'oublions pas, les femmes et les hommes ne vont pas chez le médecin que pour se faire prescrire des arrêts de travail et ne se rendent pas chez le pharmacien uniquement pour acheter de quoi soulager des maux de tête. Un bon nombre de personnes (vieux, malades du SIDA...) sont obligés de suivre des traitement lourd et de consulter très régulièrement des médecins, ce sont ces personnes là qui vont le plus souffrir de cette réforme. La responsabilité en l'occurence est donc celle du gouvernement, responsabilité envers tous les citoyens, quelque soient leur âge ou leur pathologie.
Inacceptable sur le fond et catastrophique dans la pratique, cette réforme n'est qu'une des nombreuses attaques que la droite au pouvoir lance contre les intérêts de la majorité. Les étudiants que rassemble la TUUD combattrons donc fermement cette politique, pas par "principe" mais bel et bien parce que les étudiants font partie des populations à qui cette réforme va être le plus nuisible. L'enquête réalisée par la LMDE (La Mutuelle Des Etudiants) montre que près d'un étudiant sur quatre a déjà renoncer à se soigner pour raison financière, cette franchise médicale ne peut donc que nous être défavorable. Les intérêts des étudiant ne sont pas différents de ceux de la majorité de la population, c'est ensemble que nous souffrons, c'est ensemble que nous nous battrons !
Pour en savoir plus :
- Lettre d'un malade responsable
- La réforme elle-même
10:30 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : santé, social, étudiant
Commentaires
La même somme pour tous le monde, ça veut toujours dire plus cher pour les pauvres. Sarko et sa clique ne nous ferons pas de cadeaux, nous non plus on ne doit pas leur en faire, contre sarko c'est tous dans la rue, tous dans les AG !
Ecrit par : jeronimo | 31/01/2008
C’est une diversion et des économies de bouts de chandelles pour masquer l’origine principale du déficit de la sécurité sociale qui est la CMU accordé sans contrôle véritable au même titre que la RMI. Nous l’avons encore constaté récemment avec la Millionnaire des Hauts de Seine qui touchait le RMI depuis plusieurs années ou encore celui qui le touchait 11 fois en s’inscrivant dans plusieurs départements… (qui dit RMI dit CMU///) Il est en effet établi que la CMU accordée même aux personnes en séjour irréguliée dit "sans papier" est à l’origine d’au moins 6 milliards d’euros de déficit.
Nous en arrivons à la situation absurde que ceux qui cotisent sont bien souvent moins bien
Soignés que les bénéficiaires de la CMU qui ne déboursent absolument
Ecrit par : Jean-Pascal | 31/01/2008
C'est toujours les mêmes qui paient la facture.
Nous sommes sous un gouverment de droite mais nous
ne sortons pas du socialisme avec "l'argent des autres" et en particulier des classes moyennes.
Ecrit par : Luc | 31/01/2008
A Jean-Pascal :
Je pense que tu te trompe d'ennemi en visant ceux qui abusent du système (que ce soit CMU, RMI ou autre). En effet, les déficits financiers de la SECU et plus largement la faillite du service public dans beaucoup d'endroits ne sont pas du aux "abus" qui restent plutôt marginaux.
Le déficit provient d'une volonté consciente de la droite, représentante du patronat, de détruire les droits des travailleurs et des jeunes. Pour ne pas avoir à les détruire directement, elle sous-finance le service public jusqu'à ce que la situation soit critique et là assène l'argument "Regardez ! Vous voyez bien que ça ne marche pas !", il ne reste donc plus qu'une seule solution : privatiser.
Ce ne sont pas quelques individus "abuseurs du système" qui le menace, leur capacité de nuisance est bien plus limitée que celle de l'Etat entre les mains des Chirac, Sarkozy et compères.
Ecrit par : Martin Crouzet | 04/02/2008
LA TUUD
L’entrisme majoritairement trotskiste de la tendance tuud de l’UNEF ( ex TTE ) plus ou moins facilement revendiqué, est une source de confusion que nous avons encore observé lors de ce mouvement LRU (comme lors du CPE , LMD …).
Sans rentrer dans la cuisine interne d’une orga et de ses courants, réunifications … ;
on constate en se marrant, que l’unef majorité nationale est plus efficace en servant de légitimité au P.S, aux médias et plus généralement au système dans sa globalité(université – droite - pc –vert – parents - centristes ) . en jouant la modération . Alors après l’UNEF , il y aura toujours la C.é à noyauter, en relisant lénine et trotsky . Mais peut être est ce déjà commencé ?
Mais faire une autocritique de l’entrisme au nom de l’efficacité ou de la tactique (révolutionnaire, mon œil !) n’est pas le débat.
Marre de se servir de la caution « extrême gauche » de la tendance minoritaire pour légitimer ce syndicat quasi inexistant sur le terrain (hors tuud). Donc la majo-bureau nationale serait un état major parisien payé par les officines de gôches recrutant des encartéEs non militantEs ? Vous savez ce qui vous reste à faire !
Ecrit par : ryz | 11/02/2008
Le tissus d'anerie ci-dessus est l'illustration flagrante du fait qu'il ne faut pas écrire des commentaires en écriture automatique. Outre le fait que cela rend la forme du texte difficile à saisir, cela démontre un fond syndicale et/ou politique faible.
En un mot comme en cent cher Ryz, as-tu quelque chose d'intéressant à dire ou souhaite tu ici te contenter de vomir une logorée de critique sans fondement et de préjugés erronés ?
Nous épargnerons j'espère aux visiteurs de ce blog, un débat sur le caractère "trotskyste" de la TUUD ou de son rôle de "caution d'extrème-gauche" de l'UNEF.
Je t'engage simplement à te relire avant de poster et a tenter d'ordonner tes propos en un tout cohérent, là seulement nous pourrons entamer le débat sur les idées.
Ecrit par : Martin Crouzet | 25/02/2008