08/05/2008

Demain, tous dans la rue contre le fascisme !

Demain 9 mai, une manifestation à lieu contre les agissements de plusieurs organisations fascistes dont l'action connait une recrudescence dans plusieurs pays du monde. Parce que le plus sur moyen de leur laisser le pouvoir serait de les ignorer, unissons nous pour défendre notre liberté contre le fascisme et tout ses avatars.

A Paris, rendez-vous le vendredi 9 mai à 20 heure place du 18 juin 1940. Important : Soyez ponctuels et restez groupés !

01/05/2008

Premier mai : la lutte pour les droits des travailleurs

Plus qu'un simple jour férié entre deux armistices ou quelques fêtes religieuse, le 1er mai est le symbole de la lutte des travailleurs pour leurs droits. Même si l'État français actuel tente d'en faire une simple occasion festive, nous ne devons pas oublier que le 1er mai fût auparavant chômé parce que les travailleurs se mettaient en grève pour améliorer leurs conditions d'existence.

A ce sujet, il convient de rappeler que le symbole actuel de la fête du 1er mai -la fleur de muguet- n'était pas le symbole que c'étaient choisi les travailleurs. En effet, la "fête du travail et de la concorde sociale" fût instaurée comme simple jour férié par le maréchal Pétain en 1941 et c'est là que le muguet fût choisi comme symbole de cette fête. Auparavant, les travailleurs utilisaient une fleur qui portait leur couleur : l'églantine rouge.

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La fleur que portent les manifestants a sans doute peu d'importance, pourvu que l'on se rappel pourquoi ils luttent. Au delà du symbole, c'est l'amélioration réelle des conditions de vie qu'il faut conquérir. En ces temps de crise économique, espérons que l'action conjointe des travailleurs et de la jeunesse pourra commencée à inverser le tournant pris par la politique de notre gouvernement et ce, dès ce premier mai.

15/04/2008

Rapport Pochard sur l'éducation nationale : Porcherie !

Le conseiller d'État Marcel Pochard a récemment rendu le rapport de la commission qu'il présidait sur la "redéfinition du métier d'enseignant". La grande maxime qui semble avoir guidé M. Pochard dans sa rédaction peut se résumer ainsi : "l'égalité réelle c'est ringard, il faudra vous contenter d'une égalité théorique".

Parmi les propositions phares de ce rapport figure la suppression de la carte scolaire, sacrifiée sur l'autel de la "liberté". Hors, qui va profiter de cette liberté nouvelle ? En effet, il est bien connu qu'en France, tous les lycées publiques n'ont pas la même qualité d'enseignement et surtout, pas les mêmes moyens financiers. Plutôt que de s'attaquer à cette situation injuste, M. Pochard et son ministre de tutelle Xavier Darcos préfèrent baisser les bras et abandonner la dernière garantie d'égalité existant entre les élèves, l'égalité géographique, même imparfaite.

Ne nous y trompons pas, la liberté d'inscrire son enfant dans l'établissement de son choix n'existera que pour une minorité de parents. En effet, une fois la carte scolaire supprimée il y aura toujours les mêmes inégalités entre établissements et même si tous les parents pourront faire une demande d'inscription, il n'y aura pas plus de place. Qui pourra alors bénéficier de ces "bonnes places" limitées ? Encore et toujours les familles les plus favorisées, toujours plus capables d'utiliser le système que les familles moins favorisées.

Par conséquent, le seul changement induit par cette suppression sera la suivante : les enfants issues de la classe populaire qui avaient la chance d'habiter dans la zone d'un "bon lycée" n'auront plus automatiquement la possibilité de s'y inscrire. Qualifier ce retour à l'élitisme du début siècle dernier de "nouveauté", c'est prendre les français pour des imbéciles.

La véritable nouveauté serait de donner suffisamment de moyens à l'éducation nationale, de la maternelle jusqu'à l'université, pour garantir un enseignement de qualité pour chacun et permettre ainsi la réussite de tous. Les lycéens, les étudiants comme l'ensemble de la jeunesse ne se contenteront pas de cette "égalité théorique" qu'on nous vend depuis deux siècle.

Une chose est sure, au combat pour la transformation sociale et la conquête de l'égalité réelle , la TUUD répondra présente.

01/04/2008

Réévaluation des bourses : attention danger !

Comme chaque année, les étudiants qui souhaitent faire une demande de bourse sur critères sociaux pour l’année universitaire suivante doivent impérativement penser à saisir leur dosier social étudiant avant le 30 avril 2008. Faute de quoi le versement de leur bourse en début d’année, déjà assez aléatoire, risque d’être retardé.

Bien qu’étant largement injuste -car ne tenant compte que de la situation des parents et pas du tout de celle des étudiants- le système des bourses représente la majeure partie de l’aide sociale étudiante et représente un revenu vital pour un grand nombre d’étudiants. La réforme des bourses effectuée cette année par la ministre Pécresse est d’ailleurs loin de régler ce problème de précarité étudiante, bien au contraire.

Certes, cette mesure instaure une augmentation des sommes versés aux étudiants pouvant bénéficier d’une bourse (maximum 161 euros en plus par an pour les boursiers les mieux lotis ce qui est toujours mieux que rien mais loin d’être suffisant) mais elle ne règle pas le problème de l’injustice des critères d’attribution ni n’augmente le nombre total de boursiers.

Pire, en réduisant l’importance de certains critères d’attribution comme le handicap ou le fait d’avoir des enfants ou des parents à charge, cette mesure va faire perdre leur droit à une bourse à un certain nombre d’étudiants et faire chuter le niveau de cette bourse pour plusieurs autres. On le voit, l’aumône donner avec réticence de la main gauche est vite reprise par la main droite.

La nécessité d’une révolution sociale et pédagogique dans l’enseignement supérieur se fait donc sentir de manière d’autant plus pressante. On ne règlera pas les problèmes de toute une génération de jeunes précarisés avec des mesurettes et quelques tours de prestidigitation. Pour cela, il faudra instaurer un nouveau système de sécurité sociale de la jeunesse permettant à tous de réussir. Bien évidemment, un tel changement social ne pourra être pleinement effectué que si toute la société y participe, pour sortir de l’impasse dans laquelle nous confine la société capitaliste et le dogme libérale il faudra une action concertée des travailleurs, des étudiants et des lycéens.

La Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique fera tout pour mettre en place les conditions de cette union afin que cette transformation sociale au service du plus grand nombre puisse avoir lieu, à l’université comme ailleurs.

Plus d'infos :
- site du CNOUS ;
- sur le site de l'UNEF.

23/03/2008

Joyeuses Pâques

Les militants de la Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique souhaitent de joyeuses pâques à Valérie Pécresse et à son gouvernement et espèrent les voir bientôt remis de leurs problèmes de surdité !

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03/03/2008

Analyse du plan de "réussite en licence"

Alors que la mobilisation contre la LRU s’est à peine éteinte dans nos campus, Mme Pecresse a annoncé les grandes lignes de son premier chantier : le Plan « Réussir en licence ». Ce chantier avait déjà été annoncé cet été pendant les pseudos concertations avec les différents acteurs universitaires.

Pendant le mouvement pour l’abrogation de la LRU, bien souvent nous avons expliqué que cette loi était en quelque sorte les fondations de la maison libérale. Ainsi, la libéralisation de l’enseignement supérieur se fera brique par brique sur ces fondations....

Pour lire l'analyse complète du plan licence :
cliquez ici.

13/02/2008

Le bulletin de février est sorti !

Lors de chaque Collectif National de l'UNEF (une fois tout les 4 mois), la Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique publie un bulletin de tendance afin de donner son opinion sur les questions qui y sont abordées.
Ci-dessous vous trouverez l'édito du numéro du CN de février ainsi que le bulletin au format PDF. Bonne lecture.

Edito :

Les mobilisations des étudiants et des cheminots du premier semestre ont permis de prouver qu’il était possible de résister à Sarkozy et son projet. C’en est fini de l’état de grâce ! Ces mobilisations sont des points d’appui pour la suite : le mouvement contre la LRU a montré que les étudiants refusaient la privatisation des universités.
Cependant, la réalité concrète au niveau des facs s’impose : la LRU constitue un recul important. Elle permet d’introduire des financements privés, d’accroître la présence patronale dans les conseils et de creuser les inégalités entre universités, entre filières et entre étudiants. Le gouvernement continue à appliquer peu à peu son programme de casse sociale tous azimuts.
Dans le contexte électoral sur les universités, comment l’UNEF doit-elle organiser la résistance ? Nous devons expliquer le projet des libéraux pour conscientiser et remobiliser les étudiants, en partant de l’opposition à l’Opération Campus...


La suite ici !

30/01/2008

Non à la franchise médicale !

La réforme de la sécurité sociale engagée par le gouvernement de François Fillon appelée "franchise médicale" vise officiellement à "responsabiliser" les malades. Comment fait-on pour "responsabiliser" un malade ? Simple, en lui faisant payer lui-même ses soins.

Concrètement par quoi cela se traduit-il ? Premièrement, un transport sanitaire ne sera plus remboursée totalement comme c'était le cas auparavant, une franchise de deux euro ne sera pas remboursée ; deuxièmement, sur chaque boite de médicament acheté, cinquante centimes ne seront pas non plus remboursés. Il faut ajouter à cela un euros non remboursé par consultation chez un médecin conventionné. Le tout avec tout de même une limite de 50 euros de franchise par an. Cette loi est inégalitaire et nuisible, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, cette franchise ne fait que réduire encore la solidarité entre les citoyens, cinquante euros par an par malade c'est autant de recul pour les droits collectifs. Ensuite, cette mesure ne pénalise ou ne "responsabilise" que les plus pauvres. En effet, cette mesure ne changera pratiquement rien à la vie des plus aisés. Il semble que la "responsabilité" si chère à notre gouvernement ne soient pas exigée pour tous mais seulement pour ceux qui n'ont pas les moyens d'y échapper. Enfin, cette mesure constitue une menace pour la santé publique, c'est une incitation à ne pas se soigner pour ceux qui ont besoin d'aller souvent chez le médecin ou d'acheter beaucoup de médicament. Ne l'oublions pas, les femmes et les hommes ne vont pas chez le médecin que pour se faire prescrire des arrêts de travail et ne se rendent pas chez le pharmacien uniquement pour acheter de quoi soulager des maux de tête. Un bon nombre de personnes (vieux, malades du SIDA...) sont obligés de suivre des traitement lourd et de consulter très régulièrement des médecins, ce sont ces personnes là qui vont le plus souffrir de cette réforme. La responsabilité en l'occurence est donc celle du gouvernement, responsabilité envers tous les citoyens, quelque soient leur âge ou leur pathologie.

Inacceptable sur le fond et catastrophique dans la pratique, cette réforme n'est qu'une des nombreuses attaques que la droite au pouvoir lance contre les intérêts de la majorité. Les étudiants que rassemble la TUUD combattrons donc fermement cette politique, pas par "principe" mais bel et bien parce que les étudiants font partie des populations à qui cette réforme va être le plus nuisible. L'enquête réalisée par la LMDE (La Mutuelle Des Etudiants) montre que près d'un étudiant sur quatre a déjà renoncer à se soigner pour raison financière, cette franchise médicale ne peut donc que nous être défavorable. Les intérêts des étudiant ne sont pas différents de ceux de la majorité de la population, c'est ensemble que nous souffrons, c'est ensemble que nous nous battrons !

Pour en savoir plus :
- Lettre d'un malade responsable
- La réforme elle-même

30/12/2007

Réseau Université Sans Frontières

Le Réseau Université Sans Frontières (RUSF) est un collectif d'organisations regroupant en son sein des associations, des syndicats et des partis politiques, son but est de lutter contre les discriminations dont souffrent les étudiants étrangers en France, notamment en empêchant les expulsions dont ces derniers sont parfois victimes.
Au-delà de cette défense individuelle, RUSF cherche aussi a porter au niveau national les revendications des étudiants étrangers pour permettre une politique plus juste et plus humaine envers ces derniers.

Dans le cadre de leur engagement syndical, les militants de la TUUD militent pour l'égalité des droits entre les étudiants français et étrangers. Ce travail se fait notamment par le biais du RUSF.
Avec la politique de forte répression contre les étrangers organisée par le gouvernement Fillon -comprenant notamment des quotas d'expulsion- l'organisation tant au niveau local que national pour défendre les droits des étudiants étrangers est plus que jamais nécessaire. Chacun doit se saisir de la question et s'engager pour contrer cette politique inhumaine.
La TUUD encourage donc vivement tous les étudiants à s'investir au sein de RUSF.

Plus d'informations :
- Site national de RUSF
- Appel de création du RUSF

30/11/2007

Appel de 200 militants de l'UNEF pour l'abrogation de la LRU

L'appel suivant a été rédigé par des militants de l'UNEF -dont certains sont engagés au sein de la TUUD- son but est d'interpeler l'ensemble des étudiants, syndiqués ou non, militants ou non, sur la nécessité de se mobiliser pour obtenir l'abrogation de la loi Pécresse.


Pour l'abrogation de la LRU, amplifions la mobilisation !

En tant que militants syndicaux, nous sommes opposés à la Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités, « loi Pécresse », votée pendant l'été. Ce texte est tout le contraire de ce dont les universités françaises ont besoin.

En renforçant le poids des personnalités extérieures au détriment des étudiants et des personnels, et en encourageant le recours au financement privé, la loi entraine les universités vers une privatisation des formations. En institutionnalisant la pré-inscription des lycéens, elle ouvre une porte vers l'instauration de la sélection à l'entrée.

Nous considérons que cette loi n'est ni amendable, ni négociable. Nous appellons à amplifier la mobilisation, en vue d'obtenir l'abrogation de la Loi Pécresse.

Premiers signataires :
Xavier Chiarelli (Paris X, membre du Bureau National), Jérémie Giono (Grenoble II, membre du Bureau National), Martin Crouzet (Lyon II, délégué au Bureau National)...

Liste complète des 200 premiers signataires

Pour signer cet appel, envoyez vos nom, prénom et université à l'adresse tuud.unef@gmail.com